L’histoire de la Savate

2 boxeurs pratiquant la savate au début du 20ème siècle
Inscrite au patrimoine culturel immatériel en France depuis 2015. L’histoire de la savate boxe française commence au XIX sièce.

Dans le Midi apparaît une méthode de combat utilisant exclusivement les pieds : c’est le Chausson.
Simultanément, dans le nord du pays, se développe une méthode similaire, plus particulièrement à Paris dont les premières salles étaient à l’arrière des bars de l’époque avant que les adhérents ne puissent le pratiquer dans des salles dédiées.

Au XIX sièce, la pratique du duel est encore trés répandu lorsqu’il s’agit de défendre son honneur, cette période apporte également un regain d’intérêt pour l’activité physique et la nécessité de savoir se défendre dans les rues peu sûres de Paris.
C’est dans ce contexte que la savate, vielle chaussure en vieux français, commence à prendre ses lettres de noblesse.

Michel casseux

Michel CASSEUX codifie les techniques de combats de rue et de luttes paysannes françaises. Il fut à l’origine de l’ouverture de la première salle officielle de savate en 1825 à la Courtille (Quartier de Belleville à Paris) et il est le premier à l’enseigner.
Il publiera d’ailleurs le premier ouvrage sur la savate: ” l’Art de la Savate “.

Il verra passer dans sa salle des voyous cotoyer des bourgeois avides de nouvelles sensations, des grands noms comme le duc d’Orléans, Théophile Gautier viendront se chamailler sous la houlette de Michel Casseux. Louis Philippe pas encore roi de France appuiera la savate comme pouvant servir “la formation de la personnalité”.
Michel Casseux

A cette époque la savate se pratiquait essentiellement avec les pieds et des tapes à main plate (baffes), les techniques de poings “modernes” apparaîtront vraiment dans cette discipline avec Charles Lecour.

Charles Lecour

Charles Lecour, élève de Michel Casseux, sera pris de passion par ce sport, il ouvrira sa salle rue du Faubourg-Montmartre.
C’est lui qui crééra la Boxe Française en incluant les techniques de la boxe anglaise comme les directs, crochets, uppercuts et swings.
Charles Lecour

Cette révélation s’effectura dans la douleur, suite à une défaite face aux champions anglais Owen Swift.
Durant ce combat, l’anglais habitué aux rings donnera une véritable lesson à Charles Lecour. Loin d’être découragé, il rejoint un professionnel de la boxe anglaise basé à Paris, Jack Adams.
C’est avec lui que Charles Lecour apprendra les techniques de boxe anglaise et les intégrera à la savate pour donner naissance à La « boxe française ».

Joseph et Charles Charlemont

Joseph Pierre Charlemont apprend la boxe française au bataillon de Joinville, Il publie en 1878 sous la “Théorique et pratique de la boxe française”. Cet ouvrage est une étude biomécanique et une codification des coups ainsi qu’un règlement des échanges.
Il fonde à Paris en 1887 l’Académie de boxe, implantée au 24, rue des Martyrs, dans le quartier de Pigalle. Il contribua largement à la popularité de la boxe française en la transformant en pratique sportive et éducative.
Trés vite, il est rendu célèbre par son combat qu’il remporte contre Driscol en 1899, alors qualifié de combat du siècle. la même année il publie un ouvrage sur la boxe française : La Boxe française.
Charles Charlemont
Son fils Charles Charlemont reprendra le club de son père, il affronte l’anglais Jerry Driscoll, ex-champion de la marine anglaise, le 28 octobre 1899. Il battit l’anglais à la huitième reprise avec un fouetté médian que les Anglais interprètent comme un coup aux parties.
Son effort de codification de sa méthode aboutira à la forme actuelle de la boxe française, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. En 1928, il reçoit le titre de Chevalier de la Légion d’honneur.
Joseph et Charles Charlemont

L'hécatombe de l'entre 2 guerres

À la suite de la grande guerre (1914-1918), il ne resta plus que quelques salles et 500 adhérents dans toute la France. En 1937 se déroula le dernier championnat de France jusqu’à sa renaissance en 1966.
La boxe française survécut grâce à quelques passionnés comme Jean Dionnot, Marc Kunstle, Claude Simonot et Bernard Plasait qui l’ont promue comme sport d’éducation.

Comte de Baruzy

Il entre à 13 ans à l’académie de Boxe Française où il fut l’élève de Charles Charlemont.
En 1937 se déroula le dernier Championnat de France (jusqu’à sa renaissance en 1966) durant lequel Baruzy obtint le titre de Champion toutes catégories en battant même les tireurs mi-lourds et lourds. Entre 1922 et 1935, il obtint 11 titres de champions de France

cette discipline offre une excellente méthode de lutte et d'éducation physique, aidant la personne qui l'a pratique à être en contrôle de sa santé, autant au niveau du corps que de la tête, et lui apporte une meilleure confiance en lui pour affronter les difficultés de la vie

Comte de Baruzy
Président de la Fédération Nationale de Boxe Française, il continua de pratiquer ce sport chaque jour à plus de 60 ans.
Il donnera un nouvel élan à ce sport après la Seconde Guerre mondiale.

La Boxe française en quelques chiffres

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Faisant partie de la culture française au même titre que l’art gastronomique français. La Savate Boxe Française est le sport de combat pieds & poings le plus pratiqué dans l’hexagone.

Tous les moniteurs de Savate Boxe Française suivent une formation reconnue par l’état.
Pouvant être pratiqué à tout âge la boxe française est reconnue pour son approche pédagogique adapté à tout type d’audience.